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Associé au dessinateur Guillaume Sorel, Laurent Seksik adapte son roman « Les derniers jours de Stefan Zweig » en bande dessinée.

Quittant New York, Stefan Zweig et sa seconde épouse Lotte viennent trouver refuge au Brésil, à Petropolis. Lotte tombe sous le charme du pays, elle veut croire à une entrée en guerre des Etats-Unis porteuse d’espoir et d’un dénouement rapide du conflit. Zweig n’éprouve rien de tout ça, il s’attelle à l’écriture du « Monde d’hier », repense à ses amis décédés, pourchassés, aux livres brûlés, pour lui les choses ne vont pas aller en s’arrangeant. Peu à peu la santé de Lotte se détériore, l’entrain des premiers temps s’est évanoui. L’état de Zweig déteint sur Lotte. Il ne reste que la mélancolie, le sentiment que plus rien de bon ne subsistera.

Les auteurs réussissent tout particulièrement à transmettre cette résignation, la perte de tout espoir, le caractère inéluctable de leur décision de mettre fin à leurs jours en parvenant à reproduire ce climat de mélancolie, de désenchantement propre à l’écriture de Zweig qui atteint son paroxysme dans justement, « le Monde d’hier».