virginia woolf

Michèle Grazier et Bernard Ciccolini nous racontent la vie de la fascinante Virginia Woolf dans cet album publié dans la collection « Grands destins de femmes » chez Naïve.

Dès leur avant-propos, les auteurs affirment leur intention de ne pas vouloir réduire la personnalité complexe de Virginia Woolf à son caractère dépressif qui la mena au suicide. Sans pour autant négliger cet aspect là, comme les épreuves (l’inceste, les deuils répétés, la guerre) qui jetèrent un voile sombre sur sa vie, ils évoquent aussi les moments joyeux de son existence. Ses vacances en Cornouailles quand elle était petite, le Bloomsbury Group, ses liens avec sa sœur Vanessa, la fondation de sa maison d’édition… Les auteurs vont ressortir son intense besoin de créer, son dynamisme tout autant que sa mélancolie, et l’inquiétude de son entourage face à ce comportement. On aurait peut-être aimé retrouver toutes la finesse des propres mots de l’écrivain, plus d’extraits de son journal pour décrire son singulier rapport au monde.