fortune rougon

Admirateur de Balzac, Zola décide à son tour de se lancer dans une grande fresque romanesque. Ce sera les Rougon-Macquart. «Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire ».

Dans ce premier volume, Zola raconte les origines de la famille : le mariage d’Adélaïde Fouque  avec Rougon, et la naissance de son fils Pierre. A la mort de Rougon, Adélaïde devient la concubine d’un contrebandier nommé Macquart dont elle aura deux enfants : Ursule et Antoine. Aux Rougon-Macquart s’ajoute une troisième branche, issue du mariage d’Ursule avec Mouret. Voici les trois branches d’une même famille, chacune étant représentative de vices héréditaires (cupidité, maladie mentale, alcoolisme, violence…). Pierre et Félicité Rougon cherchent par tous les moyens à faire fortune, dévorés par l’ambition, ils vont comploter et profiter de la situation troublée du Coup d’Etat de 1851 pour asseoir leur position. Au milieu des conflits familiaux, des luttes politiques intestines, seule la romance entre Silvère Mouret et Miette vient apporter un peu de douceur, de valeurs positives. Tout comme le personnage du docteur Pascal Rougon, le savant, l’humaniste. Or Silvère et Miette meurent, Silvère sous les yeux de ses cousins qui ne font rien pour le sauver. Puisque cette famille fonde sa fortune sur la trahison, le vice, cela ne présage rien de bon…

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge « Relisons les Rougon-Macquart », initié par LiliGalipette, George et Missbouquinaix, car j’ai décidé de lire le cycle dans l’ordre. J’ai moyennement aimé, j’y ai simplement trouvé comme intérêt de croiser un maximum de personnages que l’on verra se développer plus tard et connaître la genèse de la famille, que l’on oublie en lisant les romans dans le désordre.