doggy bag

Marc et David Sollens sont à la tête d’un commerce florissant, un garage de luxe en province. Partageant leur temps entre leur travail, leurs maîtresses et leurs parents, Victor et Irène qui sont séparés, Maman a un peu tendance à forcer sur la bouteille. Un beau jour, Edith réapparaît dans leur garage. Voilà vingt ans que Marc et David ne l’ont pas vue. Par amour pour elle, ils se sont déchirés, au grand dam de leur mère. Mais Edith ne revient pas seule, elle est accompagnée de sa fille Sonia, âgée d’une vingtaine d’année environ. Je vous laisse imaginer la suite…

Admiratif de la qualité de certaines séries américaines, comme Six Feet Under, constatant que les gens lisent de moins en moins mais sont de plus en plus accros aux séries, Philippe Djian en est venu à penser qu’il pouvait jouer avec les codes des séries et les transposer en objet littéraire. Pas d’images, que des mots pour susciter l’intérêt. Et l’attente entre les différentes saisons. Intention parfaitement louable, mais qui pour moi ne fait pas tout. Malgré le rythme soutenu, trépidant même, j’ai parfois perdu le fil car j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de situations convenues, je ne suis attachée à aucun des personnages, je les ai même parfois confondus, et donc je me suis ennuyée. Si je ne l’avais pas lu en même temps que Canel, je me serais sûrement arrêtée en chemin ! De Philippe Djian je préfère nettement ses autres romans, ses chansons pour Stephan Eicher, mais je ne vais pas ouvrir ce chapitre pour l’instant !