dylan thomasPortrait de l’artiste en jeune chien trônait depuis longtemps dans ma PAL. J’avais de vagues souvenirs de poèmes de Dylan Thomas, mais sans plus, je n’avais pas lu ce recueil. J’avoue que le titre de ce recueil et la quatrième de couverture mettant en exergue  cette citation de l’auteur « Toutes les biographies sont absurdes. Avec la mienne, on pourrait faire rire un chat», m’ont décidé à sauter le pas. C’était prometteur, j’espérais effectivement passer un meilleur moment qu’avec Portrait de l’artiste en jeune homme de Joyce dont je n’ai jamais réussi à dépasser la centaine de pages.

En dix nouvelles, Dylan Thomas évoque ses souvenirs d’enfance, ses séjours à la campagne, la famille de  sa mère possédait une ferme. Il y mêle aussi des scènes de vie des habitant du village. Il nous relate les amitiés qu’il a su lier, les excursions entre copains ainsi que ses débuts précoces de poète et de journaliste. Même si je n’ai pas trouvé qu’il y avait de quoi faire « faire rire un chat », j’ai beaucoup apprécié la lecture de cette autobiographie peu commune. Le style souvent lyrique de Thomas n’est pas difficile à lire. Le récit foisonne d’anecdotes, rendues avec intensité, ironie, le tragique succède au comique.

Cette lecture m’a permis d’en apprendre un peu plus sur cet auteur méconnu chez nous, pourtant considéré comme un des poètes les plus importants du XXème siècle du monde anglophone.