agnes greyDans la famille Brontë, je voudrais la benjamine, Anne. Ses deux sœurs ont marqué mon adolescence, mais je n’avais rien lu d’Anne. C’est chose faite aujourd’hui ! Parfois le plaisir qu’apporte la lecture des sœurs Brontë peut vite déclencher une Brontë-mania, je n’en ai jamais été atteinte ! J’ai d’ailleurs passé un excellent moment en compagnie d’Agnès Grey, je l’ai dévoré. Il faut dire qu’après Vallès, l’écriture d’Anne Brontë m’a parue limpide et rafraîchissante.

Agnès Grey est largement autobiographique, la jeune Agnès, fille de pasteur décide de devenir gouvernante pour venir en aide financièrement à sa famille. Sa première expérience est de courte durée, les enfants dont elle a la charge sont de stupides petits monstres et Agnès est vite renvoyée par les parents peut être encore plus stupides que leur progéniture. Après ce baptême du feu, la douce Agnès commence à perdre ses illusions aussi bien sur son rôle de gouvernante que sur les préceptes d’éducation en vigueur chez les familles aisées, si éloignés de l’éducation qu’elle et sa sœur ont reçu. Quand bien même, Agnès persévère, convaincue du bien-fondé de sa démarche, toutes les familles ne sont pas comme ça. Effectivement, Agnès est engagée par une nouvelle famille, les enfants sont plus âgés. Mais Agnès n’est une fois de plus pas appréciée à sa juste valeur dans la famille Murray. Rosalie et Mathilde les deux jeunes filles dont elle s’occupe sont des pestes. Heureusement que dans les parages il y a le beau M. Weston, le vicaire, dont la simple évocation met Agnès en joie.

Si avec les sœurs Brontë on s’attend à un récit sombre dans la campagne anglaise, ce n’est pas le cas ici. Ce n’est pas un récit complexe mais peut-être plus profond qu’il n’y paraît puisque que c’est un excellent témoignage sur l’éducation et la condition des femmes.

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