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Le matin de Noël, Holly se réveille tardivement. Cela peut s’avérer gênant pour une maîtresse de maison qui s’apprête à recevoir famille et amis. Son mari est déjà parti chercher ses parents à l’aéroport. Holly reste seule avec Tatiana, leur fille adoptive. Rien ne va se passer comme prévu, l’adolescente en veut à sa mère pour ne pas l’avoir réveillée pour partir avec son père, et se montre récalcitrante à aider sa mère. Son bébé a bien grandi, tous les souvenirs d’Holly remontent à la surface, son enfance, sa rencontre avec sa fille. Dehors le blizzard s’intensifie, les invités ne viendront pas. Holly est bel et bien coincée avec sa fille, avec un mauvais pressentiment, une impression diffuse, inexplicable, troublante.

Ce tête-à-tête mère fille se transforme au fil des pages en huis clos angoissant. On s’aperçoit bien vite que quelque chose ne tourne pas très rond dans cette maison. Il ne se passe pas grand chose jusqu’au twist final, la tension monte peu à peu, on échafaude des hypothèses toutes plus dingues les unes que les autres.

Ce roman m’a effectivement beaucoup plus, j’ai aimé cette ambiance particulière, l’histoire de ces personnages. Le thème de l’adoption est traité de manière très réaliste et m’a beaucoup touchée. Ce fut une très belle découverte que cette réflexion autour de l’amour maternel, de la question de l’identité. Je dois toutefois mettre un bémol, on peut trouver un ralentissement au milieu du livre, l’enlisement guette, on a hâte de découvrir le fin mot de l’histoire. Je n’irais pas jusqu’à partager la formule de François Busnel, à savoir si Laura Kasischke était le grand écrivain américain, c’est le premier roman que je lis de Laura Kasischke, par contre, je voudrais bien en lire un autre!