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Federico Garcia Lorca se lance dans l’écriture de Noces de sang quelques années après avoir lu dans un journal l’histoire tragique d’un couple.

Dans un petit village andalou, un jeune homme s’apprête à se marier, et donc à quitter la maison familiale, laissant sa mère inconsolable, elle qui a déjà perdu son mari et son fils aîné morts assassinés. Une fois la cérémonie achevée, la fête bat son plein, mais la mariée demeure introuvable. On découvre que la jeune femme s’est enfuie avec son ex-fiancé, devenu par la suite le mari de sa cousine, mais aussi membre de la famille des assassins de la famille de son mari. Tout le village se lance à la poursuite des fuyards.

Dès les premières scènes, la violence est évoquée à travers les couteaux, qui servent à la fois à travailler la terre, la vigne, et à tuer. L’attachement à la terre qu’il faut fertiliser est primordial, empreint le premier acte d’une sagesse paysanne. Si le second acte est le récit de la noce, avec beaucoup de mouvement sur scène, de chants, de danses, le troisième acte prend une dimension fantastique avec l’entrée en scène de La Lune et de la Mort. Le drame devient universel, le fait que les personnages ne soient pas nommés renforce cette impression. J’ai trouvé le texte bouleversant, poétique, même si parfois c’était un peu hermétique, ce que je redoutais. Je n’ai pas encore eu l’occasion de voir cette pièce, si cela se présente, je n’hésiterais pas une seconde !