plassans

Retour à Plassans pour ce quatrième volet, consacré à la branche Mouret. Marthe Rougon, fille de Félicité et Pierre Rougon, a épousé son cousin François Mouret. De cette union sont nés Serge, au caractère ombrageux, particulièrement sensible, Octave dont on ne sait trop que faire tant il est peu doué pour les études et Désirée, mentalement attardée. Un beau jour, un mystérieux abbé, Ovide Faujas, parachuté à Plassans, accompagné par sa mère  vient élire domicile chez les Mouret. Ils sont bien vite rejoints par la sœur de l’abbé et son mari, de véritables pique-assiettes. S’en est fini de la tranquillité du ménage. Peu à peu, toute la famille s’installe et relègue les hôtes au second plan. L’intriguant abbé Faujas se lie à la bonne société de Plassans, tisse sa toile dans les plus hautes sphères de la ville en séduisant ces dames et tout particulièrement Marthe. Celle-ci va sombrer dans la dévotion la plus totale avant de basculer dans la folie. Bon sang ne saurait mentir, mais dans le cas de cette charmante famille, cela se terminera tragiquement pour les Mouret, et tournera à l’avantage des Rougon.

Ce portrait de la bourgeoisie de province bien-pensante, l’hypocrisie de la religion qui vient ici se mettre au service de la politique est savamment mise en scène par Zola. Nous ne retrouvons pas ici les descriptions minutieuses qui sont sa marque de fabrique, il s’attache à décrire les comportements, comment la folie se manifeste.

Une fois de plus, on ne s’ennuie pas, l’action se déroule comme une mécanique bien huilée au milieu d’une formidable galerie de personnages. Même si pour l’instant j’ai une préférence pour les romans « parisiens » du cycle, j’attends de voir ce que Plassans nous réserve.