servante seigneur

Dans son nouveau récit, Jean-Louis Fournier nous prend à témoin pour nous faire part de son incompréhension et de son désespoir face au comportement de sa fille. JL Fournier ne la reconnaît plus. Sa fille chérie n’est plus la même. Marie, brillante graphiste, tombe un jour amoureuse d’un intellectuel philosophe et diplômé de théologie. Elle quitte son travail, déménage loin de Paris. Pour Fournier, c’est lui le responsable de la transformation de sa fille en dévote dénuée d’humour et surtout qui s’est éloignée de lui.

Tout au long du récit, Jean-Louis Fournier réprouve les changements dans la vie de sa fille avec ironie, qui toutefois, ne parvient pas à masquer la déception et la douleur. Les parents sont-ils les meilleurs juges du bonheur de leurs enfants ? Fournier se pose ici honnêtement la question. Tout en mettant en évidence leurs différences, il ne désespère pas de retrouver leur ancienne complicité.

Tout en étant sensible au désarroi du papa, j’ai eu l’impression d’être prise en otage, invitée à arbitrer ce conflit. Le père ne dramatise-t-il pas trop la situation ? Je n’ai pas aimé cette position dans laquelle Fournier place son lecteur. J’aurais préféré beaucoup plus de distance vis-à-vis de cette situation.