envers paradis

Motivée par le challenge Fitzgerald lancé par Asphodèle, je décidais de relire « L’Envers du Paradis ».

Dans ce roman à forte résonnance autobiographique, Fitzgerald met en scène Amory Blaine, un personnage fort peu sympathique au demeurant, de son enfance à son entrée dans l’âge adulte. Amory est vaniteux, désinvolte, désenchanté, séducteur, se confronte à un monde troublé par la guerre et en quête de renouveau, est-il armé pour cela ?

De nos jours le caractère scandaleux de ce roman a disparu. Le portrait de cette jeunesse en quête de liberté qui fume et  boit, ne pensant qu’à faire la fête ne choque plus. Pourtant c’est avec ce roman que Fitzgerald fit une entrée fracassante en littérature et connut un succès retentissant qu’aucun autre de ces romans n’égala. Sa renommée fut telle qu’il devint le chantre de la jeunesse américaine, « les Enfants du Jazz ».

Je trouve que c’est le roman de Fitzgerald qui a le moins bien résisté au temps. Doté d’un charme désuet, un peu bancal, les poèmes inclus dans le roman ne sont pas d’une qualité littéraire ébouriffante, on perçoit déjà ce désenchantement, cette musique, l’annonce de la chute qui seront développés plus tard dans « Gatsby le Magnifique » ou dans « Tendre est la nuit » qui est pour moi indétrônable.