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Après l’Australie avec Alan Duff, mes lectures me transportent en Ecosse grâce à la plume d’Angela Huth.

Dans son roman « Quand rentrent les marins », nous nous retrouvons dans un petit village dont la vie est rythmée par les allers-retours des pêcheurs.

Myrtle et Annie sont amies depuis l’enfance alors que tout les oppose. Annie est la plus jolie, vive, séductrice, mais aussi prétentieuse et coléreuse tandis que Myrtle est réservée, douce et avisée. Que partagent-elles alors ? Comment leur amitié peut-elle durer ? Elles ne se sont jamais quittées et ont toujours tout partagé ; du moins, c’est ce qu’elles croient. Devenues épouses de pêcheurs nous les retrouvons souvent dans la cuisine de Myrtle, théâtre de leurs parties de cartes, où autour d’un bon thé, il fait bon se confier. Peu à peu le vernis de cette vie simple, rude, sans distraction faite d’attente et d’inquiétude, va s’effriter. Les rancoeurs, les reproches se font sentir et se heurtent à leurs différentes visions de la vie, de la famille et de l’amitié. Lorsqu’à la fin de la première partie la vie de Myrtle bascule, le refuge qu’elle trouvait dans leur amitié n’est plus possible, elle acceptera beaucoup moins les tocades et impétuosités d’Annie.

Comme les marins vont et viennent, les souvenirs aussi. Angela Huth nous plonge avec habileté dans le passé des protagonistes pour mieux faire ressurgir les tensions. Les liens se dénouent, d’autres se forment, je me demandais comment tout cela allait bien pouvoir finir et heureusement je ne fus pas déçue !

J’ai dévoré ce roman dont j’ai admiré la qualité de l’écriture, le soin apporté à la construction de la narration. Les sentiments complexes des personnages sont dépeints avec une rare finesse.

J’ai découvert Angela Huth avec ce roman, j’espère apprécier les autres autant que celui-ci.